Conclusion

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Peu importe vos noms que nul ne saura jamais. Ici, nous nous appelons la France.

Cette phrase d'André Malraux s applique à l'action des étrangers durant la seconde guerre mondiale.

Et pourtant, lorsque nous pensons à la libération, nous pensons aux Anglais, Américains ou Canadiens qui ont débarqué sur nos côtes le 6 juin 1944, nous pensons aux maquisards que nous imaginons tous Français, mais nous ne pensons pas spontanément aux autres : Polonais, Italiens, espagnols, Allemands... qui luttaient à nos côtés contre le nazisme et le fascisme.

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Immigrés ou étrangers, ils ont acquis le droit d'être Français à part entière

Ils se sont battus pour retrouver cette liberté que la France espérait, ils ont été torturés pour que nous ne connaissions pas à notre tour une vie de haine, de peur, de souffrance, ils sont morts pour que nous vivions dans un pays en paix. Et d' immigrés ou d' étrangers, ils ont acquis le droit d' être Français à part entière.

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Quelle est la principale leçon à retenir de ce thème qui nous a occupé une bonne partie de l'année scolaire?

Alors que 1997 est une année européenne contre le racisme, nous sommes attristés d'assister à une recrudescence d'actes racistes. Il est partout : dans certains discours, dans la rue, à l'école: Ce n'est parfois qu'une parole, qu'un mot, mais il est là.

Est-ce notre manière de remercier les résistants étrangers qui ont combattu avec nous dès 1940 ? Est-ce là l'hommage que nous rendons à des hommes qui ont donné leur vie pour notre liberté ? 

Ne pas les oublier est une chose, combattre de toutes nos forces le racisme est peut-être le plus bel hommage. Résistance et vigilance doivent être de chaque instant aujourd'hui comme hier. Ce combat commun d'hier doit nous encourager à considérer "celui d'ailleurs" comme un frère et un égal.

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