Avant-propos 

Les étrangers à l'honneur

Cette année, les cérémonies de la Libération de la France ont mis à l'honneur le rôle des étrangers dans la Résistance. Ainsi, ce 25 août, date anniversaire de la libération de Paris, a été l'occasion de lire les noms d'étrangers « Morts pour la France » près de l'esplanade des droits de l'homme.

Ils étaient Algériens, Allemands, Arméniens, Bulgares; Espagnols, Hongrois, Italiens, Juifs, Marocains, Polonais, Roumains, Sénégalais, Tchèques... Leurs noms ne sont pas inscrits sur les monuments aux morts de nos villes et de nos villages ; les rues et les places n'ont pas toujours gardé trace de leur participation aux combats.

Pourtant, ils ont lutté aux côtés des Français.

Une histoire aussi marquée de « noms parfois difficiles à prononcer »

Le professeur d'histoire ne pouvait ignorer un thème aussi riche d'enseignement civique. Son rôle est d'éduquer au passé mais aussi au présent et à l'avenir et d'aider les élèves à appréhender la profondeur de nos valeurs républicaines. En résistant, les étrangers ont conquis de haute lutte le droit à notre reconnaissance.

Notre mémoire collective doit donc se souvenir de ces noms et de ces sacrifices pour notre pays et le leur parce qu'ils en avaient fait le choix. Nous devons participer au combat contre l'oubli et pour la fraternité.

 Un dossier autour d’un thème élargi

J'ai choisi de dépasser le cadre fixé par la première phrase du sujet. En effet limiter le dossier aux seuls étrangers arrivés entre les deux guerres me privait d'un enseignement civique au  sens large et il m'a semblé difficile de ne pas aborder avec les élèves le terme d'étranger au sens qui est parfois le leur aujourd'hui.

A travers le concours, je désirais leur montrer que la France s'est construite autour d'un peuple constitué d'origines diverses, hier comme aujourd'hui, qu'être Français pouvait être une circonstance de naissance mais aussi un choix , et que la résistance avait été une page de ce choix.

 Nous savons maintenant comment ça commence et … comment ça finit…

Aujourd'hui, le racisme et la xénophobie vont grandissant. Dans certains pays, la purification ethnique est encore à l'ordre du jour. L'exclusion de l'autre, celui d' ailleurs, celui dont la peau est colorée, celui qui est considéré comme différent, est à nouveau un thème de campagne électorale. Ces théories ont mené, il y a 50 ans à la déportation et à l'extermination.

J'ai souhaité montrer aux élèves, à travers l'histoire de la deuxième guerre mondiale, que les étrangers d'hier avaient hautement gagné le droit à l'intégration et que ceux que l'on considérait comme étrangers aujourd'hui avaient combattu aux côtés des Français.

septembre 1997. Evelyne Py

Mise en page par Arnaud Vilain -3A

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