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La petite forteresse de Terezin
La petite forteresse de Terezin
 



 
 

samedi 19 février 2000 par Evelyne Marsura

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Entrée du camp de Terezin et cour intérieure.

Prison policière de la Gestapo, la "petite forteresse" de Terezin fait partie intégrante du système de répression nazie mis en place dans le protectorat de Bohême-Moravie. Elle fonctionnait sur le modèle des camps de concentration : un bataillon SS de surveillance des prisonniers chargés des tâches administratives ( des kapos ), prisonniers privilégiés, pour aider les SS.

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Cour intérieure

La forteresse de Terezin "accueillit" 27 000 hommes et 5000 femmes, pour la plupart prisonniers politiques tchèques, arrêtés pour opposition au nazisme (50 %), pour soutien aux citoyens poursuivis (7 %), pour violation des mesures anti-juives (6%), sans oublier les soldats et officiers de l’ex-armée tchèque passés à la résistance militaire et l’intelligentsia tchèque qu’il convenait d’éliminer comme une source potentielle de résistance.

Il y eut aussi plus de 2500 prisonniers de nationalité étrangère ( Russes, Anglais, Français, Polonais, Allemands...) dont plusieurs centaines de prisonniers de guerre.

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"Chambre" des détenus. Magali A. Mornant 1999

La vie quotidienne des prisonniers devint particulièrement dure à partir de 1943. Avec l’augmentation du nombre des prisonniers, les rations de nourriture se réduisirent et la cruauté des gardiens augmenta :

on mourrait de faim, d’épidémie et d’épuisement à Terezin, on était exécuté ou le plus souvent déporté à Auschwitz, Mauthausen, Buchenwald ou Flossenbürg...

Début Mai 1945, l’insurrection de Prague incite les gardiens à abandonner la forteresse alors touchée par une violente épidémie de Typhus. Le 8 Mai 1945, à la tombée de la nuit, les troupes soviétiques de libération pénètrent dans la prison transformée provisoirement en hôpital. Une mise en quarantaine permet d’enrayer la mortalité.

Terezin, libre, devient alors un lieu de pèlerinage pour le peuple tchèque. Le cimetière de la forteresse accueille les dépouilles des victimes de la prison et du ghetto proche.

Lieu de recueillement et de mémoire, la "petite forteresse" abrite aujourd’hui une exposition permanente.

D’après la brochure "La petite forteresse de Terezin. 1940-1945". 1997. Editions V RAJI (Praha)



 

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