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Gdansk en Poméranie (Dantzig)
Gdansk en Poméranie (Dantzig)
 



 
 

dimanche 22 février 2004 par Evelyne Marsura Jean Stimm

Après la 1ere Guerre Mondiale, le Traité de Versailles a institué sur les terres de la Poméranie polonaise, en partie habitée par les Allemands, un territoire appelé désormais « Ville Libre de Danzig » (en polonais Gdansk). Là, l’Allemagne a mené une politique de revanche et de germanisation, intensifiée dès l’arrivée de Hitler au pouvoir et avec l’organisation à Gdansk de forces politiques du N.S.D.A.P. ( parti nazi) et de forces policières : SS, SA et Gestapo.

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Numéro matricule de Christine Stimm © Christine Stimm 2001

La SS comptait dans ses rangs à Gdansk un certain Max Pauly qui par la suite fut nommé premier commandant du camp de Stutthof. Des listes d’arrestations de Polonais et de Juifs ainsi que des personnes aux opinions non-conformistes ou hostiles au régime nazi furent dressées à partir de mois de mai 1939 et constamment complétées, pour pouvoir effectuer les rafles en Poméranie dès le début de la guerre.

Le premier camp de Pologne

Avant même le début de la guerre en 1939, les SS ont amené un premier groupe de prisonniers criminels sur un terrain de 0,5 hectares du petit village de Stutthof situé à 36 km à l’est de Gdansk sur un cordon littoral séparant la Baltique d’une anse formée par un des bras de la Vistule, le Nogat. A l’est et au sud, il y avait des marécages traversés par des canaux. Les habitants allemands des quelques villages environnants, à qui on avait expliqué la construction du camp comme celle d’une prison pour des « bandits polonais », étaient hostiles à des éventuels fuyards. De plus, le terrain humide et le climat froid rendaient impossible toute fuite du camp. C’est dans cet endroit morbide et sinistre que les prisonniers ont construit tout d’abord quelques huttes, un abri pour la cuisine de campagne, la toilette et des latrines. Ainsi, le premier camp de concentration sur le territoire actuel de la Pologne était né.

Le 31 août 1939, les SS ont commencé une vague d’arrestations de 1500 Polonais et un premier groupe de 150 personnes a été transporté à Stutthof dans le camp que les Allemands ont appelé « Zivil-Gefangenen-Lager Stutthof » (camp pour les civils). En octobre 1939 a été dressé le premier registre des détenus, scrupuleusement complété jusqu’au 25 janvier 1945, date de l’évacuation partielle du camp. Au fur et à mesure de l’afflux de prisonniers, le camp s’agrandissait grâce au travail épuisant des détenus - esclaves. Les premières exécutions sommaires ont commencé le 11 janvier 1940.

Stutthof, un camp de concentration et d’extermination

Le nom du camp a été changé à la fin de l’année 1941 en « Sonderlager Stutthof » (camp spécial de Stutthof). Le 23 novembre 1941 le camp a été visité par Himmler et il a décidé d’inclure ce camp, à partir de janvier 1942, dans le réseau des camps d’extermination subordonnés à l’Inspectorat des Camps de Concentration du III Reich. Cela a permis une croissance du camp qui atteint 120 hectares à la fin pour détenir 100 000 détenus à la fois. Dans la planification du génocide, le camp de Stutthof devait devenir le centre d’extermination des peuples d’Europe du Nord.

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Himmler en visite au camp © Musée de Stutthof D.R.

En septembre 1942 les Allemands ont construit le crématorium. Au printemps 1943, près du crématorium, a été construite une chambre à gaz destinée au début à la désinfection des vêtements de détenus, mais dans laquelle, en juin 1944 les bourreaux ont commencé l’élimination d’humains en utilisant le fameux gaz « Zyklon B »

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Gaz « Zyklon B »

L’agrandissement du camp demandait de plus en plus de personnel SS. Dans la deuxième moitié de l’année 1944 ils étaient déjà 1100. Le camp était parfaitement bien organisé à l’identique de tous les autres camps allemands d’extermination et avec à la tête le nouveau commandant SS-Sturmbannführer Paul Werner Hoppe. Parmi le « personnel », se sont distingués par une brutalité exceptionnelle : le SS-Hauptsrurmführer Franz Christoffel, le SS-Unterscharführer Franz Mielenz, le SS-Untersturmführer Otto Neubauer, le SS-Oberscharführer Bernard Lüdtke...

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Plan du Camp © Musée de Stutthof D.R.



 

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