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Lydia Mrowiec
Lydia Mrowiec
 



 
 

mercredi 26 décembre 2007 par Evelyne Marsura

Gaspard G., un élève de 3e, m’a apporté les bribes de l’histoire de Lydia pendant un cours d’histoire. C’était son arrière grande-tante qui avait été déportée à Ravensbrück. Dans la famille, on avait précieusement conservé les documents de Lydia, cette grande-tante tant aimée. Nous venions de parler des camps à l’occasion des leçons sur le nazisme et la guerre. Ce mardi-là, nous avons arrêté le cours, fait circuler les deux carnets et les écussons... Gaspard a lu, avec une réelle émotion, le texte intitulé "Voyages". L’heure est passée.... trop vite pour toute la classe.

Si j’ai vite senti que les carnets et écussons étaient des traces inestimables de la souffrance et de la solidarité vécues dans le camp, je n’ai pas compris tout de suite vers quelle quête passionnante Gaspard m’entrainait ce jour-là. Je pensais que Lydia était partie de France et que je reviendrai le lendemain en apportant à Gaspard des précisions sur "le convoi" et peut-être une partie de l’histoire de son ancêtre. C’est en cherchant vainement son nom dans le LMD que j’ai réalisé combien l’histoire était peu banale.

Nous n’avions que des pistes qu’il fallait tenter de suivre...

Lydia a vécu une vie terrible , sans bruit, sans plainte. Entre la guerre, la déportation et l’exil loin des siens et de la Pologne, Lydia a traversé ce XXe siècle en laissant le souvenir d’une tante admirable, mais qui n’a jamais parlé de cette période. La perte de tout un pan de sa vie, d’un mari, d’un enfant, 4 ans en camps... que pouvait dire Lydia que les gens ordinaires puissent comprendre ?

Lydia est née en Haute Savoie en 1901. Mariée à un Polonais, elle s’installe à Varsovie en mars 1939. Son mariage lui fait perdre la nationalité française dans laquelle elle n’est réintégrée qu’en 1947 au retour de Ravensbrück.

Pourquoi Lydia a-t-elle été arrêtée et déportée ? Un récit et divers documents, retrouvés par la suite dans la famille, ont permis de lever une partie du voile.


Varsovie 1939

Déclaration de guerre.
Mon mari s’engage, se bat devant Varsovie, il est fait prisonnier au moment de l’entrée des Allemands dans la ville. Avec une de mes belle-soeurs, nous essayons de "tenir". Varsovie, sans eau, sans lumière, bombardements sans interruption, la famine, les cadavres jonchent les rues, les chevaux tués sont dépecés en quelques minutes.

Nous logeons dans les caves, l’appartement de ma belle-soeur entièrement démoli, on nous retire de dessous les décombres (...)Mon appartement ayant résisté, toute la famille vient loger chez moi. On s’entasse tant bien que mal dans une seule pièce pour économiser le chauffage.

Chance inouie, mon mari et son frère s’évadent, vivent pendant un certain temps cachés. Les craintes dissipées, après la réddition de Varsovie, mon mari se remet au travail tout en créant un réseau de résistance . Je suis le trait d’union entre les membres du réseau, transportant les nouvelles à imprimer et les armes que l’on cachait afin de les soustraire à l’ennemi.(...)
Lydia Mrowiec, 1946

Un document de "l’Union des Combattants pour la Liberté et la démocratie" indique que Lydia et Stanislas résistaient dans une organisation nommée "Komenda Obroncow Polski" et diffusaient en particulier le journal clandestin "Polska zyje". Le couple a été arrêté le 21 février 1941 à Varsovie.

L’arrestation

(...) le 22 au soir , 23 heures, des coups violents frappés à la porte. J’ouvre. Le concierge de la maison, brave homme qui ne pouvait retenir de grosses larmes qui coulaient sur ses joues, fait son entrée flanqué de deux officiers en uniforme et d’un personnage en civil. Ces trois personnes ayant à chaque main un révolver nous ont sommés de nous rendre.

Emmenés à la Gestavo avec un jeune neveu de 18 ans qui se cachait chez moi, on nous fit entrer dans une pièce où les lumières nous aveuglaient. Après un certain temps, on est venu chercher mon mari pour l’interrogatoire. Je ne l’ai plus revu.

Séparée de mon neveu, je suis emmenée à la prison centrale. Interrogatoire, menaces et condamnation à mort, 8 mois en cellule et Ravensbrück (...)
Lydia Mrowiec, 1946

Stanislas Mrowiek, a été fusillé à Varsovie en mars 1941. Sur les registres de la prison Pawiak, on trouve le nom de Zbigniew Mrowiec, âgé de 18 ans. Déporté à Auschwitz, il décède le 9 septembre 1942.

Après un long internement à la prison Pawiak de Varsovie, Lydia a été déportée à Ravensbrück, le 21 septembre 1941. Elle portait le numéro 7776. Elle a été libérée le 28 avril 1945 par la Croix-Rouge suèdoise.

Les voyages...

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Lydia Mrowiec en 1952

Les voyages. Quels plaisirs vous procurent-ils ? Quel bénéfice intellectuel en avez-vous retiré ?

Voyage — Quel attrait puissant ce mot exerce sur moi. Voyage - évasion - rupture d’habitudes, perspectives de joies, de découvertes, d’observations, je ne finirais pas de dénombrer les richesses intérieures qu’un voyage peut me procurer.

Voyages - ténèbres aussi : après 7 mois de cellule et une visite médicale, pour savoir sans doute si vous valez les frais du voyage ... Voyage - ce mot évoque des wagons-lits, des bagages minutieusement préparés mais j’étais encadrée de SS bayonnettes au canon, ma vue ne s’arrêtait ni sur les paysages riants de la campagne ni sur les pages d’un guide bleu, mais sur des rangées de cadavres jonchant les rues de la Cité et que mes compagnes et moi voulions voir d’un coeur durci. Destination inconnue et sur laquelle me renseignent seulement le rica¬nement et la phrase dont le garde chiourme persifle mon pauvre courage : ton air insolent disparaîtra comme neige au soleil ....

Dans le wagon à bestiaux j’évoque le temps où jeune femme, le compagnon de ma vie m’emmenait dans son pays ou me ra¬menait chez les miens pour des séjours de vacances. Les visages angoissés sont seuls autour de moi la plupart inconnus, je marche vers ceux à connaître d’un pas qui veut être ferme et qui chancelle car gît dans un charnier des environs de la capitale celui qui était mon soutien.

Bientôt tout pas vers de plus faibles me devient impossible, c’est l’entassement dans le wagon à bestiaux « hommes 40 ». si nous n’avions été que 40... Plus de 50 par wagons : la gardienne, le SS, le seau de toilette à eux trois le tiers de la place. Nuits de voyage, nuits d’enfer, nausées surtout, fracas des essieux, froid, ankylose, faim et cette odeur sans nom. Le convoi dérive autour de Berlin afin d’éviter la traversée de la capitale. On nous cache, nous passons une partie de la nuit sur une voie de garage, le SS un peu moins sauvage nous parle, savoir où l’on nous mène, sans doute l’ignore-t-il lui-même. Enfin, après 36 heures, c’est le branle bas de l’arrivée, à notre descente nous voyons des gosses qui ne portent pas quinze ans couduire des trains - des femmes en pantalons brandissent des drapeaux rouges de manoeuvre, RAVENBRUCK, nom de toutes inconnu, c’est le 21 Septembre 1941. Immenses baraques vert-noir, laides à mourir, cauchemar de millions d’êtres de tous les pays d’Europe. Le ciel est lourd et gris comme une pierre tombale.

Comme il fait froid sous l’unique couverture, brisées au dernier terme de la physique - des sanglots secouent la nuit.

Nous ignorions qu’en pénétrant cinq par cinq pendant cette nuit de Septembre sous les feux des projecteurs, nous allions connaître le fond du désespoir humain, il nous fallait encore des jours et des semaines pour comprendre. Il nous fallait connaître encore chaque jour l’une des réalités du camp : la faim, la saleté, le froid, la vermine et la fatigue qui ne nous quitte plus et le sentiment affreux de sa propre déchéance, de sa « déshumanisation » . Ce séjour dura 4 ans.

Du voyage, pour tant d’amies sans retour, me voici cependant revenue. Le ciel s’est ouvert tout à coup, je repose dans un lit. Stokholm, la paix étincelle dans la nuit claire.

Quel être humain nouveau, en moi sort de l’enfer. Je m’interroge, m’ausculte et me mesure. Impossible pour moi désormais de goûter un plaisir dans l’égoïsme, de trouver l’angoisse dans la solitude, le vide dans la vie. Le fond de la détresse humaine seul vous apprend que le coeur et l’âme sont les plus forts.

Voyage d’allégresse vers la France. Autour de moi se serre un réseau de solidarité. On m’offre et je prends un travail qui sera l’occasion de nouveau voyage, Bulgarie, Suisse, Syrie, Égypte le voyage continue. Cette fois c’est partout le confort, l’agrément . Non plus voyage, mais tourisme et spectacle, plaisirs et joies de l’esprit. La découverte de la vie est pour moi achevée, simple promenade désormais où m’accompagne la certi¬tude, si chèrement acquise, que le chemin qui me rester à faire me mène à la lumière.
Lydia Mrowiec, 1946


Comment a-t-elle survécu à l’enfer de ces 4 ans de détention à Ravensbrück ?

Parmi les pistes, deux carnets conservés par Lydia nous conduisaient à Jacqueline et à Madeleine.


Carnets

(...)Grâce à une prisonnière autrichienne qui a réussi à voler pour moi un peu de papier, de l’encre et une plume, je commence à rédiger ce qui deviendra les éditions de la Croix de Lorraine : minuscules recueils de poèmes calligraphiés que nous parvenons à nous remémorer. Claudel, Ronsard, Verlaine, des passages du Cantique des Cantiques. C’est l’anticipation du film de Truffaut Fahrenheit 451, où tous les livres ayant été brûlés, chacun s’efforce de les reconstituer de mémoire. D’autres recueils surgissent ailleurs, en particulier des recettes de cuisine. Dans notre régime de famine, ce sont de véritables contes de fées. Pour ma part, assise au coin de la table du block, presque immobile, essayant de me rendre invisible, j’écris mes pattes de mouche aussi petites que possible pour économiser le précieux papier.(...)

Le témoignage de Mme Péry d’Alincourt dont le carnet a été retrouvé dans les souvenirs conservés confirme que Lydia travaillait à la "cantine" du camp. Mme Péry d’Alincourt, très émue par mon appel, m’a assurée que sans Lydia, elle n’aurait pas survécu. " Nous n’étions plus rien, même plus des numéros."

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Carnet de Jacqueline de Lorne d’Alincourt

(...)Le 2 mars la journée a commencé comme d’habitude à l’atelier quand la sirène retentit. C’est un appel exceptionnel. Toutes les prisonnières du camp doivent être rassemblées au dehors puis défiler devant les S.S. qui désignent les unes pour la file de droite, les autres pour la file de gauche, nous ne savons pour quel destin. Le canon tonne au loin, l’armée soviétique approche. le camp va être évacué. Tout ce branle-bas nous l’annonce. Notre équipe de cinq camarades a décidé de faire l’impossible pour ne pas partir, car nous avons vu les prisonnières d’Auschwitz et celles de Budapest arriver au camp dans un état d’épuisement tel que bien peu survivront. Nous aurons le même sort si, à bout de forces, nous devons marcher jour après jour. Notre seule chance est d’attendre sur place la libération qui semble si proche. (...)On meurt de faim, on meurt d’épuisement, on meurt dans la chambre à gaz ou par injection. Mieux vaut cependant, pensons-nous, tenter de rester sur place que d’être jetées sur la route. Nous connaissons notre enfer, qui sait ce que pourrait nous réserver le suivant ? Je profite d’un instant d’inattention du S.S. juste en face de moi pour disparaître à l’angle d’une baraque et de proche en proche regagne le block 31 pour me cacher dans le faux plafond. Mes camarades y sont déjà. Pendant une quinzaine d’heures nous allons y rester immobiles, retenant notre souffle. Tout le long du jour, nous entendons le martèlement d’une foule en marche. Puis c’est le silence. (...) Comme nous ne sommes plus enregistrées dans l’effectif du block, nous n’avons plus droit à la ration quotidienne. N’ayant plus d’existence légale ; nous voilà devenues « le maquis » .Des amies nous viennent en aide. Lydia, qui travaille à la cuisine, abandonne chaque jour un bidon de soupe à l’extérieur du bâtiment. Nous allons le chercher non sans difficulté. Des bagnardes réduites à l’état de meutes affamées nous attaquent. Le bidon est renversé, la soupe disparaît dans le sol. Nous devrons nous faire accompagner. (...)

Témoignage de Mme Pery d’Alincourt in "Survivre à Ravensbrück." (juin 1999)

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Carnet de Madeleine

Qui était Madeleine ?

Madeleine Facq comme le suggère Mme Péry d’Alincourt ?


Ecussons

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Le soir de Noël....(...)

Juste avant d’être transférée au bunker, j’avais caché dans l’ourlet de ma robe une petite aiguille, du fil et un minuscule morceau d’étoffe. Ce soir-là, je décidai de broder sur ce tissu le numéro de matricule de cette camarade, que j’avais repéré. Lorsqu’elle est venue apporter ma gamelle, je lui ai donné ce petit cadeau en lui disant « joyeux Noël ». J’avais envie de faire un geste envers un être humain. Elle a pris le carré brodé mais n’a absolument rien dit. (...)(JPEG)

Témoignage de Geneviève de Gaulle Anthionoz in Glorion Caroline, Geneviève de Gaulle Anthionoz, Plon1997



Carte rose

Un billet déchiré nous a aiguillés vers "la cantine" du camp.

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Carte d’achat de marchandises ( rationnement ?)

Prisonnier n°4675
Concentration Ravensbrück
Administration des biens des prisonniers
Administration de la cantine SS de Ravensbrück
Pour acheter, il faut que le prisonnier montre personnellement la carte. Les coupons non rattachés à la carte ne sont pas valables. A la libération, les coupons non utilisés peuvent être échangés contre des marks du Reich

( Merci à Anne-Marie B pour la traduction)

Qui était la prisonnière 4675 dont la carte déchirée avait été pieusement conservée ?

Monsieur Janusz Tajchert, auteur du site remarquable http://tajchert.w.interia.pl/ dédié à sa mère Henryka Bartnicka-Tajchert m’a envoyé en ce mois de décembre 2007 cette précieuse information :

"La prisonnière 4675 c’est Maria Mencel deportée de Poznan pour Ravensbruck , le 17 Septembre 1940. J’ai obtenu cette information à partir du bordereau de transport publié dans le livre "Ravensbruck" par Madame Wanda Kedrzynska."

Pourquoi Lydia a-t-elle gardé ce billet déchiré ayant appartenu à Maria Mendel ? S’agit-il des "cartes roses" qu’évoque Germaine Tillon ?



A lire, à visiter :


-  Le témoignage de Mme Jacqueline Péry d’Alincourt "Survivre à Ravensbrück." (juin 1999)

-  Le site de Janusz Tajcherthttp://tajchert.w.interia.pl/ dédié à sa mère.
Henryka Bartnicka-Tajchert a été arrêtée par la Gestapo le 1er mai 1941 pour sa participation à l’organisation clandestine des scouts polonais "Szare Szeregi". En septembre 1941, elle a été déportée à Ravensbrück sous le numéro 7618. Etant donné les numéros et les dates de transport, il est vraisemblable qu’Henryka et Lydia se sont connues pendant ces longues épreuves dans le camp nazi.
Henryka Bartnicka-Tajchert a peu parlé du camp. C’est après sa mort que son fils a fait des recherches approfondi autour de cette période et de ses compagnes d’infortune.
Un site remarquable par la qualité des recherches et la disponibilté de l’auteur. Si on regrette de ne pas comprendre le polonais, on apprécie les contacts sympathiques qui acceptent de jouer les traducteurs bénévoles.

-  Le site de Janusza Stankiewiczahttp://www.stankiewicze.com/pawiak/donne les listes des internés de la prison Pawiak entre 1939 et 1945. On retrouve l’internement de Lydia Mrowiec en 1941 et son départ pour Ravensbrück.

-  Voices from Ravensbrück / a unique collection of sources from the survivors at their reception in Sweden 1945 http://www3.ub.lu.se/ravensbruck/index_eng.html Ce site contient de nombreux témoignages intéressants recueillis en 1945-1946 par le Polish Research Institute in Lund en Suède.

-  Le Musée de Pawiak. http://www.muzeumniepodleglosci.art.pl/index.php ?lang=en

-  Le site du Mémorial de Ravensbrück http://www.ravensbrueck.de/mgr/francais/index.htm

-  LES FRANCAISES A RAVENSBRUCK , collectif,Amicale de Ravensbrück, Broché, 1965, Gallimard

-  Germaine TILLON, Ravensbrück, Seuil, Points Histoire, 1988.

-  Genevieve De Gaulle-Anthonioz, La Traversée de la nuit, Éditions du Seuil, Paris, 1998

-  Geneviève De Gaulle - Anthonioz, Caroline Glorion, Plon, 1997

-  Un grand merci à Wieslaw Dabrowski, Bernard Lathuillère ( Association Francaise Janusz KORCZAK (AFJK) , à Ela et Jacques Lahitte pour leur aide efficace dans ma navigation en "terre polonaise.". La barrière de la langue existe, sauf quand des passionnés et amis aident à la vaincre.

Merci aussi à Frantz Malassi ( Fondation de la Résistance) et Cyrille le Quellec ( Fondation pour la Mémoire de la Déportation )pour leur aide efficace dans ma recherche de contact avec Mme Péry d’Alincourt. Son émotion lorsque je lui ai décrit le carnet qu’elle a donné en janvier 1945 à Lydia est , sans aucun doute, un vrai et profond remerciement à leur efficace travail au sein de ces fondations. Bravo Messieurs !




 

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